Vous essayez d’apprendre une nouvelle langue, de développer des nouvelles compétences? Mais rien n’y fait, vous ne retenez rien ou vous avez du mal à progresser? Il se peut que vous ayez besoin de comprendre comment fonctionne la mémoire. Ainsi vous découvrirez des méthodes qui facilitent l’apprentissage et la mémorisation. Les paragraphes suivants vous donneront certainement des pistes de méthodes d’apprentissage à mettre en place.
Comprendre le fonctionnement de la mémoire
Imaginez retenir aisément les noms, visages et dates importantes, ainsi que les connaissances clés pour votre travail. Une telle mémoire améliore votre efficacité au quotidien, tant sur le plan professionnel que personnel.

Le processus de mémorisation
C’est un phénomène complexe qui implique plusieurs étapes essentielles dans le fonctionnement de notre cerveau. Quand nous découvrons une nouvelle information, notre cerveau l’encode, la stocke puis la récupère plus tard pour l’utiliser.
Le codage
L’information est transformée en un format que le cerveau peut traiter et stocker. Cette étape dépend souvent de l’attention que nous portons à l’information. Plus notre attention est focalisée sur un élément spécifique, plus il a de chances d’être correctement encodé dans notre mémoire.
Le stockage
Une fois encodée, l’information est dirigée vers différentes zones du cerveau selon sa nature et sa pertinence. La mémoire à court terme retient peu d’éléments et seulement pour quelques instants. D’autres informations, jugées plus importantes ou souvent répétées, sont transférées vers la mémoire à long terme pour être conservées durablement.
D’autres informations peuvent être transférées dans notre mémoire à long terme, où elles peuvent être conservées de manière plus durable.

La récupération
La dernière étape est la récupération. C’est lorsque l’on cherche à récupérer l’information stockée. Elle est facilitée par des indices, des associations ou des liens avec des informations déjà connues.
Les différents types de mémoire
La mémoire est une fonction cognitive complexe composée de plusieurs types, chacun ayant un rôle précis dans la mémorisation. Voici les principaux types de mémoire :
Mémoire sensorielle
C’est le premier stade de la mémorisation. Elle retient temporairement les informations captées par nos sens, comme la vue (mémoire iconique) ou l’ouïe (mémoire échoïque). Cette mémoire a une capacité très limitée et les informations qui y sont stockées ne sont pas consciemment traitées.
Mémoire à court terme
Elle est responsable de retenir temporairement des informations pendant une durée de quelques secondes à quelques minutes. Elle est essentielle pour maintenir les informations en cours de traitement, par exemple lors d’une résolution de problème ou d’une décision rapide. La capacité de la mémoire à court terme est limitée et peut être améliorée par la répétition.
Mémoire de travail
La mémoire de travail est une forme avancée de la mémoire à court terme, qui implique le traitement actif des informations. Elle est utilisée lorsque nous faisons des calculs mentaux, suivons des instructions, ou effectuons des tâches complexes. La mémoire de travail permet de maintenir et de manipuler temporairement des informations en vue d’une utilisation immédiate.
Mémoire explicite (ou mémoire déclarative)
Elle concerne la mémorisation délibérée et consciente d’informations spécifiques, telles que les faits, les événements et les connaissances générales. Elle se divise en deux sous-types :
- mémoire épisodique : Impliquée dans le stockage d’événements autobiographiques spécifiques et des souvenirs vécus personnellement.
- mémoire sémantique : Liée au stockage des connaissances générales et des faits abstraits qui ne sont pas liés à des expériences personnelles.
Mémoire implicite (ou mémoire non déclarative)
La mémoire implicite concerne l’apprentissage automatique et inconscient des habitudes, compétences motrices et procédures acquises au fil du temps. Elle se manifeste à travers nos comportements et nos performances sans que nous en ayons nécessairement conscience.

Techniques de mémorisation
La répétition espacée
C’est une méthode qui consiste à revoir régulièrement les informations à intervalles de temps de plus en plus espacés. Au lieu de réviser intensément sur une courte durée, la répétition espacée consiste à revoir l’information à intervalles de plus en plus longs. Par exemple, on révise une nouvelle information le lendemain, puis quelques jours plus tard, puis après une semaine, etc.
Cette méthode exploite la courbe de l’oubli : les souvenirs s’affaiblissent avec le temps mais peuvent être renforcés par des rappels réguliers.

La révision régulière
La révision régulière consiste à répéter les informations de manière planifiée et systématique à des intervalles fixes. Par exemple, après avoir étudié une leçon, on peut programmer des séances de révision à des jours précis pour renforcer les connaissances. Cette méthode consolide les informations, prévient l’oubli et optimise l’apprentissage, et elle est largement reconnue en éducation.
L’association et la visualisation
Utilisation de la technique d’association
La technique d’association facilite la mémorisation en reliant de nouvelles informations à des connaissances déjà acquises. Nous retenons mieux ce qui est connecté à des concepts connus, et il suffit de créer des liens entre le nouveau et l’existant :
- Trouver des analogies entre la nouvelle information apprise et des concepts familiers.
- Utiliser des métaphores ou des images mentales pour représenter la nouvelle information. L’association avec des images visuelles peut faciliter la mémorisation et l’accès à l’information ultérieurement.
- Créer des organigrammes ou des cartes mentales pour organiser et relier les nouvelles informations à des concepts existants. Cette approche visuelle permet de visualiser les connexions entre les différentes idées et facilite la rétention des informations.
- Associer la nouvelle information à des souvenirs personnels ou à des expériences vécues peut rendre l’information plus significative et facile à mémoriser.
- Créer des acronymes ou des acrostiches à partir des premières lettres des mots clés de la nouvelle information pour former une phrase ou un mot facile à retenir. Par exemple, le célèbre acronyme « ROYGBIV » est utilisé pour se rappeler de l’ordre des couleurs de l’arc-en-ciel (Rouge, Orange, Jaune, Vert, Bleu, Indigo, Violet). En outre, pour retenir l’ordre des planètes du système solaire, on peut utiliser l’acrostiche « Mon Vieux, Tu M’as Jeté Sur Une Nouvelle Planète » (Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton).
En associant de nouvelles informations à des connaissances préexistantes, notre cerveau crée des connexions entre les idées, ce qui facilite leur rappel ultérieur. Cette technique d’association est non seulement utile pour la mémorisation, mais elle permet également de mieux comprendre et d’intégrer les nouvelles connaissances dans notre système de pensée global. En exploitant cette approche, nous pouvons optimiser notre capacité à assimiler de nouvelles informations de manière plus efficace et durable.
Visualisation mentale

La visualisation mentale est une technique qui consiste à créer des images mentales vives et détaillées pour représenter des informations que nous souhaitons mémoriser. Cette approche tire parti de la capacité de notre cerveau à mieux retenir les informations sous forme d’images visuelles plutôt que de simples mots ou concepts abstraits. Voici comment la visualisation mentale peut créer des images mnémotechniques pour faciliter la mémorisation :
Création d’images vivantes
Lorsque nous essayons de mémoriser une information, nous pouvons nous représenter mentalement une image vivante et détaillée liée à cette information. Par exemple, pour retenir le nom d’une personne, imaginez son visage avec des caractéristiques distinctives ou une situation spécifique où vous l’avez rencontrée.
Association d’images avec l’information à retenir
Reliez l’information que vous souhaitez mémoriser à une image visuelle. Par exemple, si vous devez retenir une liste de courses, associez chaque élément à une image mentale. Si vous avez besoin d’acheter des pommes, imaginez une pomme géante sur le sol de votre cuisine.
Utilisation de l’imagerie exagérée
Pour renforcer la mémorisation, exagérez les caractéristiques des images mentales que vous créez. Plus l’image est surprenante, humoristique ou excentrique, plus elle sera mémorable. Cette technique aide à rendre les informations plus marquantes et plus faciles à garder en mémoire.
Construction d’histoires visuelles
Rassemblez les informations que vous voulez mémoriser et construisez une histoire visuelle en les reliant de manière cohérente. Les histoires visuelles permettent de créer des scénarios mémorables qui facilitent le rappel des informations.
Utilisation de lieux familiers
Une technique connue sous le nom de méthode des Loci consiste à associer chaque élément à retenir à un endroit spécifique dans un lieu familier, comme votre maison. En vous promenant mentalement dans ces lieux, vous pouvez retrouver facilement les informations en les associant à des images dans chaque pièce.
La visualisation mentale est une approche créative qui rend la mémorisation plus ludique et stimulante. En transformant des informations abstraites en images visuelles, notre cerveau est en mesure de les encoder plus efficacement dans notre mémoire à long terme. Cette technique peut être particulièrement utile pour retenir des listes, des concepts complexes, des numéros ou des faits qui pourraient autrement être difficiles à mémoriser. En pratiquant régulièrement la visualisation mentale, vous pourrez améliorer considérablement votre capacité à mémoriser.
L’importance du sommeil et de la gestion du stress
Le sommeil et la consolidation de la mémoire
Pendant le sommeil, notre cerveau est actif et traite les informations accumulées pendant la journée. Plusieurs études ont démontré que le sommeil est crucial pour la consolidation de la mémoire à long terme. Pendant les phases de sommeil, notre cerveau réorganise les souvenirs, renforce les connexions neuronales associées à l’information apprise, et élimine les informations moins pertinentes. Un sommeil de qualité permet donc de mieux consolider les nouvelles connaissances et de favoriser leur rétention dans la mémoire à long terme.
Le rôle du sommeil paradoxal
Le sommeil paradoxal, également connu sous le nom de sommeil REM (Rapid Eye Movement), est une phase spécifique du sommeil où nous rêvons. Cette phase est particulièrement importante pour la consolidation des souvenirs émotionnels et des souvenirs liés aux apprentissages émotionnels. Il joue également un rôle dans l’intégration des émotions dans les souvenirs, ce qui peut avoir un impact sur la façon dont nous nous souvenons d’événements passés.
Le stress et la mémoire
Le stress a un effet significatif sur la mémoire. Lorsque nous sommes soumis à des niveaux élevés de stress, notre cerveau sécrète des hormones comme le cortisol, qui peuvent avoir un impact négatif sur la consolidation de la mémoire. Le stress chronique peut perturber le fonctionnement du cerveau et rendre plus difficile la formation de nouveaux souvenirs. En outre, il peut entraîner des difficultés de concentration et de focalisation, ce qui peut également nuire à la mémorisation.
Il existe des techniques de gestion du stress telles que la méditation, la relaxation, l’exercice physique régulier et la pratique de loisirs créatifs qui peuvent aider à réduire les niveaux de cortisol. Cela va favoriser un état mental propice à l’apprentissage et à la mémorisation. Prendre des pauses régulières pendant les périodes d’apprentissage intense peut également aider à prévenir le surmenage et à améliorer la rétention des informations.
Les outils numériques et la mémorisation
Les outils numériques peuvent soutenir la mémorisation efficacement s’ils sont utilisés de manière stratégique.
- Des applications comme Anki, Quizlet ou Memrise utilisent la répétition espacée pour rappeler les informations juste avant l’oubli, permettant de mémoriser efficacement sans surcharge.

- Utilisez des applications de prise de notes pour organiser vos idées clairement et des gestionnaires de tâches pour suivre vos priorités et progrès. Cela permet de diviser les informations en petites portions faciles à retenir.
- Limitez le nombre d’applications et de sources pour éviter la surcharge cognitive. Mieux vaut quelques outils bien utilisés qu’une multitude dispersée.
- Ne vous contentez pas de mémoriser : réfléchissez et traitez activement vos apprentissages. Notez vos réflexions, posez des questions et faites des liens avec ce que vous savez déjà.
- Prenez des pauses régulières pour éviter la fatigue mentale et la surcharge liée aux outils numériques. Planifiez des moments de récupération et gérez votre temps efficacement.
- Concentrez-vous sur la qualité plutôt que la quantité : choisissez les informations pertinentes et prenez le temps de les comprendre en profondeur.
Retrouvez quelques livres très intéressants sur la mémorisation :
Boostez votre mémoire: Mémorisez l’impossible en vous amusant
En conclusion, la mémorisation nous permet d’acquérir, conserver et récupérer des informations essentielles. En combinant techniques adaptées, pratique régulière, qualité de vie (sommeil, gestion du stress) et outils numériques, nous pouvons optimiser notre mémoire, tant pour l’école et le travail que pour enrichir nos connaissances au quotidien.
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